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Portrait de l’équipage – Samuel Tanguay

1. En quoi consiste ton travail à bord de l’Amundsen?

Je suis responsable de la maintenance, de la réparation et de l’installation des systèmes de communication, de navigation et d’informatique. Plus précisément, cela comprend les radars, les gyroscopes, les sondeurs, le système téléphonique, le GPS, les systèmes de communication interne PA/GA, les radios, les systèmes de communication satellitaires, l’infrastructure réseau ainsi que plusieurs autres équipements. À bord de l’Amundsen, je suis également appelé à soutenir les activités scientifiques, principalement en assurant l’accès au réseau et à Internet. Je peux aussi contribuer à la réparation du matériel électronique scientifique.

2. Depuis combien de temps occupes-tu ce poste?

J’occupe ce poste depuis 7 ans, pour un total de 10 ans de service au sein du gouvernement fédéral

3. As-tu déjà exercé ce travail sur d’autres navires? Si oui, qu’est-ce qui distingue l’Amundsen des autres?

Oui, j’ai navigué à bord du NGCC Pierre Radisson, du NGCC Martha L. Black ainsi que du NGCC Des Groseilliers. L’Amundsen est principalement affecté à des missions scientifiques lors de ses déploiements dans l’Arctique. Cela me permet d’être aux premières loges des travaux de recherche portant sur la faune et la flore de cet immense territoire. Cette expérience me permet également d’en apprendre davantage sur les communautés qui y vivent ainsi que sur les nombreux enjeux environnementaux.

4. À quoi ressemble une journée typique pour toi lorsque le navire est en mer?

Tout d’abord, je m’assure que les équipements dont je suis responsable sont opérationnels et qu’aucune défaillance ne s’est produite. J’effectue les réparations nécessaires lorsque des problèmes surviennent. En tout temps, je demeure disponible pour intervenir comme lors d’un bris du système radar. Lorsque le temps le permet, je travaille à l’amélioration du fonctionnement de certains systèmes ainsi qu’à l’optimisation des méthodes de travail.

5. Quelles sont tes principales responsabilités avant le départ de l’expédition?

Avant le départ, je dois m’assurer que tous les systèmes respectent leurs critères de fonctionnement normal à l’aide d’équipements de test. Je veille également à ce que les systèmes essentiels aux opérations disposent de toutes les pièces de rechange nécessaires à bord. Sur l’Amundsen, je m’assure aussi que les laboratoires sont correctement raccordés aux réseaux téléphonique et informatique LAN du navire.

6. Quels sont les plus grands défis que tu rencontres dans ton travail?

Il y a deux grands défis dans mon travail. Le premier consiste à répondre rapidement aux urgences et à réparer les équipements défectueux afin de permettre la reprise des opérations du navire dans les meilleurs délais. Le second est la réalisation d’importants projets d’installation de systèmes électroniques. Ces deux défis me procurent un grand sentiment de fierté et constituent l’une des principales raisons pour lesquelles j’aime mon travail.

7. Y a-t-il une période de l’année particulièrement intense pverour toi? Pourquoi?

La période la plus intense pour mon équipe et moi s’étend de novembre à juin, juste avant le départ des navires vers l’Arctique. Durant cette période, plusieurs autres navires dont notre équipe est responsable sont à l’arrêt pour la saison. C’est à ce moment que sont réalisés les projets d’installation et de maintenance. Les brise-glaces sont également en activité et nécessitent un entretien régulier afin d’assurer le bon fonctionnement de leurs systèmes. Durant leur courte période d’arrêt, à la fin de la saison de déglaçage, je travaille principalement au remplacement des équipements arrivés à la fin de leur cycle de vie, ainsi qu’à l’installation de nouveaux systèmes visant à accroître les capacités opérationnelles.

8. Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ton travail?

La diversité de mes responsabilités m’amène à relever des défis variés, tant par leur nature que par leur ampleur. Je suis autant appelé à effectuer des travaux physiques qu’à consulter des manuels techniques et à résoudre des problèmes complexes. Le travail à bord des navires est valorisant et offre l’occasion de vivre des expériences uniques. J’ai une grande satisfaction à contribuer concrètement au succès des opérations de la Garde côtière canadienne.

9. Quelles qualités ou compétences sont essentielles pour être un bon officier électronique?

Pour devenir un bon technicien en électronique, je crois qu’il faut faire preuve de curiosité et avoir le désir d’apprendre. C’est un domaine en constante évolution qui exige une grande capacité d’adaptation. Pour travailler à bord des navires, il faut également être à l’aise avec le travail en hauteur, les espaces restreints et la vie en mer.

10. Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaiterait occuper un poste similaire?

Il y a beaucoup d’opportunités dans ce métier au sein de la Garde côtière canadienne. Si tu as les compétences nécessaires, le goût de l’aventure, l’envie d’apprendre tout en travaillant et de faire partie d’une équipe formidable, alors n’attends plus!