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Un consortium canadien de recherche lance une importante expédition internationale en Arctique à bord du NGCC Amundsen

Québec, 21 juillet 2026 – Une importante expédition scientifique internationale et multidisciplinaire a débuté le 10 juillet à bord du brise-glace de recherche canadien NGCC Amundsen. Jusqu’au 25 novembre, des équipes de recherche mèneront des opérations dans plusieurs régions stratégiques de l’Arctique canadien et du Groenland, afin de recueillir des échantillons et des données essentielles pour mieux comprendre les changements environnementaux et écologiques qui touchent le Nord. Cette expédition contribuera également à renforcer la présence scientifique du Canada dans les eaux arctiques et à former une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs.

Coordonnée par Amundsen Science en partenariat avec la Garde côtière canadienne, cette expédition de 139 jours permettra aux équipes de recherche d’explorer plusieurs régions clés, notamment la mer du Labrador, la baie de Baffin, le passage du Nord-Ouest, le détroit de Nares, la zone marine protégée de Tuvaijuittuq, ainsi que plusieurs fjords le long de la côte ouest du Groenland et dans l’archipel arctique canadien. L’expédition réunira plus de 200 personnes, incluant des scientifiques, des étudiantes, des étudiants, des ingénieures, ingénieurs, des chercheuses, des chercheurs, des partenaires du Nord, des artistes et de journalistes, issus de près de 50 institutions et organisations canadiennes et internationales.

« Amundsen Science rassemble des équipes scientifiques canadiennes et internationales ainsi que des partenaires Inuit à bord du NGCC Amundsen afin de faire progresser la recherche de niveau mondial dans l’Arctique. Ces collaborations s’appuient sur les capacités propres du Canada en matière de recherche arctique et nous permettent de contribuer à la science arctique internationale en position de force, tout en renforçant notre capacité à comprendre et à gérer l’Arctique de manière responsable et respectueuse », déclare Alexandre Forest, directeur exécutif d’Amundsen Science.

Organisée en cinq étapes de 28 jours chacune, l’expédition Amundsen 2026 soutiendra sept programmes scientifiques dont l’objectif global est d’améliorer notre compréhension des changements environnementaux et sociétaux rapides qui redessinent l’Arctique canadien et les eaux adjacentes du Groenland, tout en fournissant des connaissances permettant une prise de décision fondée sur la science. L’intégration des savoirs Inuit et des priorités locales à des approches scientifiques de pointe constitue un aspect essentiel de l’expédition. En mer du Labrador, les travaux collaboratifs menés au cours du mois de juillet permettront d’acquérir des connaissances essentielles sur les habitats à forte biodiversité et les écosystèmes fragiles, afin de soutenir la mise en place des8 juillet, 2026 aires marines protégées proposées dans le cadre des efforts de planification marine du Nunatsiavut. Dans le cadre de ces travaux, Amundsen Science déploiera son véhicule sous-marin télécommandé, ASTRID, pour documenter et prélever des échantillons dans six zones revêtant une importance particulière pour la biodiversité benthique et la conservation marine.

En août, des équipes de recherche internationales multidisciplinaires étudieront les changements liés aux glaciers rattachés au manteau glaciaire du Groenland, la plus grande masse de glace de l’hémisphère nord. Leurs travaux permettront de mieux comprendre comment la fonte des glaciers affecte les écosystèmes marins et la productivité de l’Arctique, les communautés du Nord et le niveau mondial des mers. Ces équipes remonteront à bord de l’Amundsen en novembre pour étudier la formation et l’évolution de la banquise arctique pendant la période de gel de l’océan, une période cruciale, mais peu étudiée qui influence les échanges thermiques et gazeux à l’interface air-mer, les cycles écologiques au début de la nuit polaire et la prévisibilité de l’évolution des conditions glacielles.

Trois grands programmes de recherche uniront leurs forces en septembre afin d’étudier certains des environnements les moins étudiés et les plus sujets à des changements rapides de l’Extrême arctique canadien. Les équipes de recherche examineront les interactions de la fonte des glaciers, la dynamique de la banquise, la circulation océanique, les processus des fonds marins et les écosystèmes marins dans ces régions reculées. Des prélèvements ciblés, tant sur le littoral qu’à terre, à proximité des glaciers, des lacs et des fjords seront effectués. Ces travaux renforceront la capacité du Canada à surveiller, comprendre et préserver les environnements arctiques reculés qui revêtent une importance stratégique sur les plans scientifique, écologique et national.

Au mois d’octobre, deux grands programmes de recherche mèneront des travaux en parallèle dans la baie de Baffin et le détroit de Davis afin de soutenir la gestion écosystémique des populations marines et d’améliorer les observations à long terme. L’un de ces programmes se concentrera sur la productivité biologique, les habitats marins et la surveillance des écosystèmes, tandis que l’autre consistera à renouveler les données des réseaux d’observation océanique afin de documenter la circulation océanique et la variabilité environnementale dans ce passage stratégique entre l’Arctique et l’Atlantique Nord.

Au-delà de l’avancement de la science arctique, cette expédition générera d’importantes retombées socio-économiques pour le Canada en formant près de 75 étudiants dans un environnement de terrain exigeant et en préparant la prochaine génération de spécialistes de l’Arctique. Elle renforcera également la collaboration avec les communautés du Nord grâce à la participation de chercheuses, chercheurs, de techniciennes, techniciens et de représentantes, représentants communautaires Inuit, ainsi qu’à des visites prévues dans les communautés qui créeront des occasions d’échange entre les membres des communautés, les équipes scientifiques et les membres de la Garde côtière canadienne.

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