Estimations du flux de méthane de l’air marin dans le Nord de la mer du Labrador et dans la baie de Baffin

Estimations du flux de méthane de l’air marin dans le Nord de la mer du Labrador et dans la baie de Baffin

13 juin 2023
Science

Chaque année depuis 2003, le NGCC Amundsen accueille des équipes canadiennes et étrangères à bord pour des expéditions scientifiques multidisciplinaires en Arctique. L’Arctique étant une région qui se réchauffe rapidement, il est nécessaire d’étudier cette zone afin de comprendre davantage les tendances et les impacts pour le climat futur. Entre le 20 juillet et le 10 août 2021, Judith Vogt était à bord du NGCC Amundsen pour mesurer en continu les niveaux de méthane atmosphérique (CH4) dans un corridor entre St. John’s (Terre-Neuve) et Iqaluit (Nunavut) afin de détecter les signes précoces d’émissions de CH4. En effet, de grandes quantités de CH4 stockées dans les sédiments sous-marins sont susceptibles d’être libérées dans l’air à mesure que l’Arctique se réchauffe. Ces émissions de CH4 pourraient intensifier les changements climatiques par une rétroaction positive.

À partir de mesures de CH4 atmosphérique à haute résolution et d’échantillons d’eau de surface, l’équipe de Judith Vogt a estimé les flux instantanés de CH4 dans l’air marin à différents endroits. En outre, ils ont mesuré les concentrations de CH4 dans la colonne d’eau à diverses stations à l’aide de la rosette CTD. Dans le nord de la mer du Labrador et la baie de Baffin, les mesures continues des niveaux de CH4 atmosphérique étaient systématiquement plus élevées que la moyenne mondiale, avec un faible apport instantané de l’Océan. Ces résultats indiquent que les variations des concentrations de CH4 dissous sont principalement influencées par les courants océaniques et les sources du fond marin. Cependant, les niveaux de CH4 atmosphérique ont montré des interrelations avec les facteurs environnementaux, la localisation et le temps, avec des fluctuations temporelles mineures. Une étude plus approfondie est nécessaire pour valider les sources potentielles de CH4 et pour élucider les raisons de l’augmentation des niveaux de méthane dans les eaux peu profondes du fjord Southwind, où des glissements de terrain déclenchés par un iceberg ont été récemment observés.

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